Catégorie : Technique

« Le Seme efficace » (traduction)

Entretien de MIGITA Shigeaki sensei, Kendo Kyoshi 8e dan, sur le thème du seme, suivi de réflexions personnelles de l’interviewer sur les notions abordées.

Propos recueillis et traduits en anglais par Tóth Balázs, Kendo 5e dan, membre de l’équipe nationale de Hongrie, dans le numéro d’Avril 2018 de Heihó Magazin, et auteur du site Kendó kultúra : https://kendo-kultura.hu/en/

Traduit de l’anglais par Roland Haroutiounian

Pour en apprendre encore plus sur le kendo et soutenir le travail de l’auteur, vous pouvez acheter le magazine en ligne sur : https://kendo-kultura.hu/en/shop

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Zanshin – Tout ou rien

Traduit de l’anglais par Roland Haroutiounian à partir du texte original de Geoff Salmon sur le site Kendoinfo.net.

L’auteur répond ici à une question :

« Helton demande la différence entre kigamae et zanshin. Cette question mérite une réponse un peu développée. Dans le Japonais courant, Kigamae représente une disposition mentale ou une approche. Selon le dictionnaire Japonais-Anglais du Kendo de l’AJKF, la signification du kigamae est « l’état dans lequel la totalité du corps du pratiquant est en alerte et prêt à réagir aux mouvements du corps et de l’esprit de l’opposant qui précèdent une attaque ». En effet, il s’agit d’une « posture mentale », un état de conscience dans lequel on est focalisé sur l’opposant. Le point important du kigamae est l’anticipation du mouvement de l’opposant par la disponibilité à attaquer. L’explication la plus basique dans le kendo de la signification du zanshin est « un état de conscience après l’attaque ». Le concept de zanshin est toutefois bien plus complexe. Dans le Zen, zanshin signifie un suivi complet vers la finalité de l’action, ne laissant aucune trace. Zanshin signifie « l’esprit qui reste » et aussi « l’esprit sans reste ». Cette dichotomie est aussi reprise par les explications que j’ai pu entendre à propos du nokori, le souffle restant après une attaque et le kiai. A la fois pour le souffle et pour la conscience, la thèse est qu’ils restent et qu’ils ne restent pas. Zanshin et nokori sont étroitement liés. Un flux typique du tobikomi men serait transcriptible par :
  • Respirer
  • maintenir le souffle
  • faire le kakegoe, expirer une partie du souffle retenu
  • avancer en conservant le souffle
  • continuer à garder le souffle de manière contrôlée
  • se lancer à partir du pied arrière et frapper le men en un seul temps, expirant le reste de son souffle
  • se déplacer vers une distance de sécurité
  • se retourner et faire face à son opposant en chudan no kamae tout en conservant sa respiration, étant alors prêt à attaquer à nouveau.
En termes pratiques, le zanshin est la conscience continue de son opposant après avoir attaqué. Vous devriez être dans une position vous permettant d’attaquer à nouveau instantanément si il (ou elle) fait un mouvement vers vous. J’imagine que ce serait encore plus évident pour les pratiquants de Iai où le zanshin est matérialisé par le regard intense après avoir délivré la coupe finale. Au risque d’exposer ici mon ignorance, j’ai l’impression que même au moment de rengainer le sabre dans la saya, le geste est réalisé avec l’idée d’être capable de couper à nouveau si les circonstances l’exigent. Pour résumer — kigamae est l’état où l’on est prêt à le faire avant de le faire. Zanshin est l’état où l’on est prêt à le refaire après l’avoir fait. « 

Traduction de la conférence de SAKUDO Senseï « Kenshinkyoraï 2014 »

CONFÉRENCE DE SAKUDO SENSEÏ
KENSHINKYORAI 2014 A MARSEILLE

Sakudo Senseï rappelle qu’il a eu de nombreux maîtres qui l’ont guidé et nous cite en particulier Yuno Masanori Senseï avec lequel il a passé beaucoup de temps avant ses quarante ans et qui a eu une grande influence sur lui.

Il veut aujourd’hui nous transmettre un enseignement qu’il a reçu de maître Yuno à propos du Kendo.

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Article sur le SEME par Masao SAKUDO Senseï (83/84)

Version anglaise:

Seme #2: Sakudo Masao

Already well known in Japan, Osaka sports universities Sakudo sensei is becoming more and more well known outside of the country nowadays, so I thought I’d dig out a piece of kendo literature by him to share with kenshi247 readers. Here is a translation of a short description of ‘seme’ that was originally published in a Kendo Jidai article series called “Mei senshu, renma no hibi” (originally serialised in 1983-84). The series was published in a two book format called “renma no hibi” in 1989. At the time Sakudo sensei was still only kyoshi 7dan (now he is hanshi 8dan).

See Seme #1 published in 2008.

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Article sur le « san satsu ho » et « mittsu no sen »

Kendo World 6.2 (Kendo World Volume 6) (Alexander Bennett) – traduit de l’anglais par Roland Haroutiounian.

Ecrit par Robert D. Stroud , 10 avril 2005, pour compléter la section écrite des exigences de l’examen pour le rang de 7e dan de kendo. Dans cet article, le concept  de san-satsu-hō (san-sappō) va être expliqué, suivi du mittsu-no-sen, et enfin la façon dont ces deux concepts peuvent être liés et utilisés dans le keiko.

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Nippon Kendo Kata – Réflexions sur l’enseignement

Nippon Kendo Kata – Réflexions sur l’enseignement

Professeur SAKUDO Masao
(Osaka University of Health and Sport Science)

Introduction
Quand il a été décidé que l’enseignement du kendō ( et du budō) deviendrait obligatoire au lycée, les experts étaient assez étonnés de voir qu’il y avait autant de problèmes complexes à résoudre.
Il y a quelques temps, lors de l’Assemblée Générale de la Fédération scolaire de Kendo (Gakkō Kendō Renmei), il a été déterminé que le Chūtairen (Association Athlétique Lycéenne) devrait prendre un rôle de premier plan en ce qui concerne le kendō au niveau scolaire à travers le pays. Le Ministère de l’Education, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie (MEXT) dirigerait de manière officielle, mais la Fédération scolaire serait en charge de la promotion au niveau des écoles. En d’autres termes, la réalité est que ce sont les fédérations régionales de kendō qui sont en charge de fournir les moyens humains et financiers nécessaires pour permettre la réalisation des objectifs éducatifs.

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Kirikaeshi par Nakano Yasoji Kendo Hanshi 9è dan

Kendo World 6.4 (Kendo World Magazine Volume 6)

Par Nakano Yasoji (H9-dan) (Traduit en anglais par Alex Bennett) – Traduit de l’anglais par Roland Haroutiounian

Le Kirikaeshi a longtemps été l’exercice de base de l’entraînement de kendo. Il est primordial d’expliquer la meilleure façon de l’exécuter.

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Mokuso

MOKUSO
Quelques remarques intéressantes sur le Mokuso, qui signifie littéralement « penser en silence », et que j’extrais du numéro du mois de Juin de la revue Kendo Nippon:
Les origines exactes du Mokuso ne sont pas connues. Il semble que le Mokuso ait été introduit dans le Kendo vers 1898 (voilà encore quelque chose qui va décevoir ceux qui pensent que Miyamoto Musashi bouffait du Mokuso à son petit déjeuner) et qu’il n’existait pas auparavant. La position du Mokuso diffère notablement de la position adoptée en Zen (en Kendo le Mokuso se pratique en Seiza, alors qu’en Zen la position assise est « en tailleur ») sans qu’on connaisse les raisons exactes de cette différence.
Les buts du Mokuso sont exprimés par l’expression « Kokyu wo totonoeru, kokoro wo totonoeru » dans laquelle Kokyu est la respiration, Kokoro le cœur, l’esprit, et le verbe Totonoeru signifie arranger, ajuster mais aussi préparer. Bref aux ambiguïtés près de la langue japonaise il s’agit d’ajuster sa respiration et de se préparer mentalement. « Ajuster sa respiration » : ce qui est important c’est de se concentrer sur sa posture (la corriger) et sur sa respiration.

Mon premier professeur de Kendo (Hanshi 8 dan) ne donnait d’ailleurs pas l’ordre « Mokuso », il annonçait « Shinkokyu 10 kai » (« 10 respirations profondes »), voire « 20 kai » ou même « 30 kai ». Respirer régulièrement est en général un exercice recommandé pour se détendre. De ce point de vue il constitue une excellente introduction à une séance d’activités physiques intenses. « se préparer mentalement » : beaucoup de pratiquants se demandent à quoi penser pendant le Mokuso.

L’expérience montre que si on se concentre suffisamment sur sa respiration, il est difficile de penser à quelque chose, mais c’est un exercice difficile. De façon générale on peut penser à ce que l’on veut, l’idée générale étant en quelque sorte de « purger » son esprit pour aborder le geiko dans l’etat d’esprit que les Japonais appellent « Mushin » (sans sentiment). Après le Keiko on pourra réfléchir au Keiko qui vient de s’achever, et essayer d’en tirer quelques leçons ou sujets de réflexion. JJ. LAVIGNE (2001)

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